L'agressivité redirigée chez le chat est définie comme une séquence violente du félin associée à une excitation accrue, cela se produit lorsque l'animal n'est pas en mesure d'accéder au stimulus qui provoque cette sensation. Incapable de canaliser son énergie dans l'élément lui-même, il la redirige sous forme d'attaque vers les gardiens.
C'est l'une des formes les plus dangereuses d'agression féline pour l'homme, car les attaques peuvent être violentes et imprévisibles.Même ainsi, si le déclencheur de ce comportement est découvert et efficacement éliminé, le pronostic de récupération de l'animal peut être favorable.
Sur l'agressivité féline
Diverses études montrent que l'agressivité redirigée chez le chat est la deuxième cause de consultation dans le domaine de l'éthologie clinique, elle n'est dépassée que par les problèmes connus d'élimination fécale insuffisante. Pourtant, ce comportement conflictuel n'est pas le seul qui peut se produire chez les chats.
Cette source citée et d'autres portails professionnels fournissent des données intéressantes concernant le comportement félin : 65% des attaques se produisent entre chats, tandis que les 35% restants sont dirigés vers des personnes. Sur ce dernier pourcentage, près de 80 % des blessures sont subies par des membres de la famille qui partagent l'espace avec le félin.
L'agression chez les chats peut être divisée en deux blocs différents. Ce sont les suivants :
- De nature défensive :le chat exprime la peur avec ses membres étendus, son dos cambré et sa queue dressée en forme de U. Il y a aussi une piloérection généralisée ("poils hérissés"), des pupilles dilatées et des oreilles repliées.
- De nature offensive :dans ce cas, le félin fait preuve de confiance. Cela s'exprime de manière posturale avec un corps droit, un contact visuel direct et des oreilles relevées et tournées vers le haut.
Comme nous pouvons le voir, la violence chez les félins peut provenir de l'insécurité et de la peur ou du besoin de domination et de positionnement social. Nous ne devons pas oublier que l'agressivité chez les prédateurs tels que les chats est un comportement adaptatif, et donc de manière naturelle.

Qu'est-ce que l'agressivité redirigée chez les chats ?
Une fois que nous avons disséqué les généralités du comportement violent chez les félins, Il est temps de se concentrer sur l'agressivité redirigée.Comme nous l'avons déjà dit, il s'agit d'une mauvaise canalisation de l'énergie et de l'excitation par le chat.
Elle diffère du reste des réponses agressives d'une manière relativement simple, puisque cette variante n'est pas précédée de piloérection ou les postures physiques expliquées précédemment. Au lieu de cela, le chat prend une position de chasse avant d'attaquer son gardien.
Cette attaque a un fondement simple : le chat n'a pas à sa disposition le stimulus qui génère une accumulation d'énergie, il le libère donc avec l'entité mobile la plus proche présente, c'est-à-dire le tuteur. Certains de ces stimuli peuvent être les suivants :
- Présence d'un autre chat dans la maison, même si ce n'est pas dans le champ de vision du félin attaquant.
- La présence de personnes inconnues dans la même pièce que l'animal.
- Des bruits forts tels que des sonneries ou des sonneries.
- Transfert de l'animal dans un nouvel environnement.
Nous devons limiter que l'agressivité redirigée doit être différenciée des comportements violents organiques. Ces dernières attaques contre les gardiens surviennent lorsque l'animal est blessé ou souffre d'une pathologie interne (arthrite ou lésions des voies urinaires, par exemple). Bien sûr, dans ces cas l'animal exprime son agacement de la seule manière qu'il sache.
Quel est votre traitement ?
En premier lieu, Un diagnostic approfondi est la clé du succès. Le vétérinaire devra procéder à un examen médical approfondi de l'animal, car le comportement irascible du chat est susceptible de provenir d'une maladie, ce qui exclurait un cas d'agression redirigée.
Si cette inadaptation comportementale est confirmée, la maladie peut être traitée de diverses manières, mais toujours sous la supervision d'un éthologue professionnel. Certaines des mesures générales à suivre sont les suivantes :
- Apporter un enrichissement environnemental à la maison, afin que le félin puisse canaliser son énergie efficacement tout au long de la journée.
- Identifier le stimulus négatif qui provoque une gêne chez l'animal et l'éliminer complètement de son environnement.
- Dans les cas graves, utilisation occasionnelle d'anxiolytiques ou application de phéromones relaxantes dans l'environnement de l'animal.
Bien sûr, la clé réside dans identifier avec précision le stimulus qui provoque l'accumulation d'énergie soudain chez le félin. C'est pourquoi cette pathologie a un pronostic réservé, car ce n'est pas du tout une tâche simple.

Enfin, il faut souligner qu'un animal de compagnie est une joie dans la maison, mais aussi une obligation morale pour le gardien. En cas de problème, le placement pour adoption ou l'abandon sont des comportements répréhensibles. Vous devriez toujours vous tourner vers un spécialiste avant de prendre une décision.