Nourrir le kangourou

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Anonim

Les kangourous sont connus pour être l'une des espèces les plus charismatiques d'Australie. En fait, ils constituent un groupe de mammifères unique dans le règne animal, car ils possèdent une poche qui sert à protéger leurs petits pendant leur croissance. De plus, les kangourous sont répartis dans les zones arides et sèches, ils ont donc développé certaines stratégies pour faciliter leur alimentation.

Ces animaux sont classés comme marsupiaux, un taxon qui comprend également le wallaby et le wallaby. Pour éviter toute confusion, nous parlerons dans cet espace des 3 espèces de kangourous les plus connues : le roux (Macropus rufus), le gris oriental (Macropus giganteus) et le gris occidental (Macropus fuliginosus).Lisez la suite pour en savoir plus sur la façon dont ces mammifères se nourrissent.

Caractéristiques des kangourous

Les kangourous atteignent une hauteur de 1,6 mètre, tandis que leur queue mesure à elle seule 120 centimètres de long. Grâce à cette grande taille, ils sont reconnus comme l'un des plus grands marsupiaux qui existent. De plus, ils ont des pattes fortes et énormes qui les aident à se déplacer en sautant à travers leur habitat.

Ces mammifères ont une fourrure douce et pelucheuse qui est souvent de couleur grise, brune et beige. Cette coloration est plus claire dans sa région abdominale et plus foncée dans son dos. Cette caractéristique peut varier un peu selon l'endroit et la période de l'année, car les spécimens réduisent la densité de leurs poils pour mieux résister aux températures élevées.

Le kangourou a des pattes avant plus petites que ses pattes arrière, qu'il utilise de la même manière que les mains humaines. Cependant, ces membres ont des griffes sur chacun de leurs doigts. Cela vous permet de les utiliser pour creuser et chercher de la nourriture ou de l'eau.

Que mangent les kangourous ?

Les kangourous sont des animaux herbivores qui se spécialisent dans la consommation d'herbes et de petites plantes. En général, ils peuvent digérer une grande quantité de feuillage d'arbustes ou d'arbres, à la seule condition qu'ils soient verts. Ils le font pour s'assurer que leur nourriture contient également une certaine quantité d'eau. Grâce à cela, ils sont hydratés en même temps qu'ils sont nourris.

Ces animaux sont habitués à "paître" sur les vastes plaines de leur territoire. Cependant, ils ont également tendance à rechercher activement certaines plantes spécifiques (telles que les plantes succulentes, les bourgeons, les chénopodes et les lys) pour compléter leur alimentation. Le kangourou gris occidental consomme également des arbustes vénéneux, car il a la capacité de résister aux effets de certaines toxines végétales, telles que le fluoroacétate.

Le régime alimentaire des kangourous comprend la végétation disponible dans la plupart des prairies vertes de leur habitat, mais ils ne se limitent pas à cette zone.Leur adaptabilité amène ces marsupiaux à envahir également les cultures humaines. Par conséquent, certaines personnes les considèrent comme des nuisibles et les chassent pour protéger les cultures.

La difficile tâche de digérer les plantes

Les herbivores ont besoin de certaines adaptations pour pouvoir digérer les plantes qu'ils mangent. En effet, les espèces végétales ont des cellules résistantes à la digestion. Pour cette raison, certains animaux comme les ruminants broient longtemps leur nourriture pour profiter des nutriments de la plante.

C'est la même chose avec les kangourous, car leur corps s'est adapté pour tirer le meilleur parti de leur alimentation. Pour commencer, les dents de ces animaux ont plusieurs prémolaires aplaties afin de mieux écraser les feuilles. De plus, les molaires présentent des formes irrégulières qui leur permettent de couper à travers les tiges des herbes.

Le rôle de l'estomac

Une excellente purée des aliments aide grandement à la digestion des légumes. Cependant, afin de rendre le processus plus efficace, il est nécessaire que le système digestif présente également quelques changements. Dans le cas des kangourous, cette modification se retrouve dans leur estomac qui est divisé en plusieurs chambres (comme celui de certains ruminants).

Ces marsupiaux utilisent un procédé de fermentation dont la fonction est de prédigérer les plantes qu'ils consomment. Pour ce faire, les chambres de l'estomac stockent certaines bactéries inoffensives pour le kangourou, qui commencent à décomposer les aliments lorsqu'ils pénètrent dans l'estomac. De cette façon, les aliments se décomposent rapidement et leurs nutriments sont mieux assimilés.

L'impact de l'alimentation des kangourous

Comme vous pouvez le constater, les kangourous ont un corps énorme et efficace qui est adapté à leur régime herbivore. Grâce à cela, non seulement ils profitent de tous les nutriments que les plantes peuvent leur offrir, mais ils peuvent aussi résister à certaines de leurs toxines.Par conséquent, ils sont considérés comme des animaux adaptables qui se nourrissent facilement de divers types d'espèces végétales.

Bien que cela semble positif, la réalité est qu'ils peuvent devenir un problème pour l'élevage et l'agriculture. En effet, les zones de culture leur servent également de source de nourriture et causent des pertes économiques à la population. De plus, le kangourou est en concurrence avec le bétail pour le pâturage, ce qui devient un dilemme pour les éleveurs.

Comme si cela ne suffisait pas, la population de kangourous a augmenté au cours des dernières décennies, ce qui a accru le mécontentement de la population. Par conséquent, le gouvernement australien a dû établir des lois pour les contrôler et les protéger. Grâce à cela, les impacts négatifs ont été fortement réduits sans compromettre la stabilité de l'espèce.

Les kangourous font partie des animaux les plus charismatiques qui existent, mais leur grande efficacité alimentaire en fait un danger écologique latent.Cela ne signifie pas qu'ils doivent être éradiqués, car les éliminer ne pourrait qu'entraîner un autre déséquilibre dans les interactions naturelles. Il vaut mieux trouver un équilibre où l'on peut bien cohabiter avec l'espèce.